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ISMÈNE TOUSSAINT

L'AVANT-DERNIÈRE SAGA DU ROMANCIER QUÉBÉCOIS RICHARD GOUGEON FAIT « LE BONHEUR DES AUTRES »... (LES ÉDITEURS RÉUNIS, 2016 ET 2017)

 
Richard Gougeon

L'AVANT-DERNIÈRE SAGA DU ROMANCIER QUÉBÉCOIS RICHARD GOUGEON FAIT LE BONHEUR DES AUTRES...

(LES ÉDITEURS RÉUNIS, 2016 ET 2017)

En l’espace d’une décennie, Richard Gougeon a conquis un vaste lectorat par le biais de ses séries historiques : Le roman de Laura Secord, Les femmes de Maisonneuve, L’épicerie Sansoucy (Les Éditeurs Réunis). Mais si cet homme modeste et discret, ancien professeur de mathématiques au niveau collégial, se considère simplement comme « un marionnettiste, un concepteur et manipulateur de personnages qui s'animent sur la scène de ses romans », il suffit de lire le début de son avant-dernière saga, Le Bonheur des autres, pour se rendre compte qu’on est en présence d’un authentique écrivain :  « Entre deux caps soudoyés par les flots, de modestes habitations de pêcheurs peinturlurées de couleurs vives parsèment les berges de l'anse. Au fond de la baie, au-dessus de l'embouchure de la rivière, s'étalent des prairies verdoyantes bordées de bois francs. Sur le penchant du coteau, une petite église domine la mer et les habitants. Au rivage ensablé, enivrés par l'odeur des eaux salines et par les puissants effluves  de varech et de poisson, deux camarades s'affairaient au tranchage de la morue (...) »

En 1930, en pleine période de Dépression, la jeune Mélina s’éprend du morutier Antonin Bernard, de Rivière-au-Renard (région de la Gaspésie-Îles-de-la Madeleine), en dépit de l’opposition de son beau-père Salomon O’ Brien, ancien capitaine de pêche, et de la jalousie de ses demi-sœurs, les laideronnes Virginie et Rebecca. Courageuse et déterminée, elle part travailler comme gouvernante d’enfants à Montréal, où son fiancé ne tarde pas à la rejoindre. Après maints déboires professionnels, celui-ci rachète une pension pour chevaux et une entreprise de creusage de caves, qu’il dirige de pair avec un petit commerce de fruits et de légumes itinérant. De passage dans leur région natale, Mélina et Antonin se marient enfin. Mais la vie est dure pour le jeune couple, auquel seule la naissance de ses deux filles apporte un peu de baume au cœur. Antonin se heurte à la rudesse de ses homologues, à la malhonnêteté des riches, des « petits boss » et des profiteurs de crise. En même temps, il doit composer avec l’envahissement de son appartement par un collègue au chômage, puis par des voisins forts en gueule et par sa belle-famille. Alors que la guerre se profile à l'horizon, provoquant d’importants troubles sociaux dans la métropole,  il tombe dans les rets d’une jeune fille délurée, puis contracte une grave maladie. La pauvre Mélina sera-t-elle toujours condamnée à contempler « le bonheur des autres » au détriment du sien ?

Ce récit mené de plume de maître nous plonge corps et âme dans le monde des pêcheurs gaspésiens du début du XXe siècle, et surtout au cœur du petit peuple foisonnant de vie  –  hélas, aujourd'hui bien oublié  – des ouvriers, des charretiers, des palefreniers, des livreurs, des charrieurs de neige et des chômeurs de Montréal.

Tout au long de l’ouvrage, on se demande comment Richard Gougeon est parvenu à se faire le témoin aussi lucide et avisé d’une époque qu’il n’a pas connue, à décrire avec un tel luxe de détails l’ambiance haute en couleur d’un quartier populaire où il n’a pas vécu, à restituer avec tant de précision la pénibilité de travaux et d’une existence qu’il n’a jamais partagée.

On souffre en même temps que ses manœuvres, on pleure avec la douce Mélina, on compatit aux malheurs du vaillant Antonin. On sourit toutefois en écoutant les propos cocasses des travailleurs, et on rit à l’évocation des mimiques des enfants, des mauvais coups des adolescents. Tout y est : le grincement des charrettes s’ébranlant au petit matin dans la froidure, la chute molle des flocons tombant par la fenêtre, l’odeur appétissante des petits plats mitonnés par les voisines, le regard aguichant d’une jeune fille dans la rue, le front soucieux des employés de la voirie, la chaleur réconfortante du foyer regagné le soir… 

On retrouve dans ce livre un peu de l’atmosphère du Bonheur d’occasion de la célèbre Gabrielle Roy, auquel l’auteur rend d’ailleurs un bref hommage : son héroïne porte même  le prénom de la chère maman de la Manitobaine. Roman, certes, mais aussi document sur les  différentes couches de la population dans l'entre-deux guerres, peinture de la condition féminine autant que des mentalités des ancêtres Nord-Côtiers et citadins, Le Bonheur des autres impose définitivement Richard Gougeon comme l’un des meilleurs écrivains actuels du réalisme social.

Ismène Toussaint, Ph.D., auteure

 
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Rivière-au-Renard, 1930. Les deux filles de Salomon O’Brien jalousent leur demi-sœur Mélina pour sa grâce et sa beauté. Elles rapportent ses moindres faux pas à leur père qui, profitant d’une demande du curé, l’arrache à son amoureux et l’expédie comme gouvernante chez un bourgeois de Montréal. Profondément épris d’elle, Antonin abandonne son métier de pêcheur afin d’aller la rejoindre dans la métropole. Après une période d’errance, le jeune homme achète une écurie et fonde sa petite entreprise dans le quartier populaire Hochelaga. En ce temps de sévère récession, le couple doit trimer dur : Mélina travaille dorénavant à soigner les chevaux en pension et s’occupe des livreurs tandis qu’Antonin s’affaire au creusage de caves et au déneigement des rues. Lorsqu’ils emménagent dans un plus grand logis, leur immeuble devient le théâtre d’affrontements entre deux familles de locataires, ce qui nuira inévitablement à leur quiétude. De plus, l’aguichante Corinne, ancienne vendeuse de charme, ne laisse pas Antonin indifférent. Alors que des jours sombres s’annoncent pour lui, la douce Mélina saura-t-elle lui pardonner ses frasques et surmonter les affres de son destin ?

Richard Gougeon - Le bonheur des autres - tome 1 : Le destin de Mélina - Les Éditeurs Réunis - 376 p. - 

 

 
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Montréal, 1940. Le cœur enseveli par un immense chagrin, Mélina se remet difficilement de la perte de son cher Antonin. La jeune veuve renonce à travailler à l’écurie, mais doit néanmoins subvenir aux besoins de ses filles. Débrouillarde, elle prend désormais le tramway chaque matin pour se rendre à un atelier de couture à la place d’Armes. La petite Angélina est confiée, le temps d’un été, à ses grands-parents O’Brien. Pendant son séjour à Rivière-au-Renard, un drame survient, entraînant la fuite de son cruel grand-père Salomon… Quelques années plus tard, Mélina retourne en Gaspésie et retrouve ses demi-sœurs pour démêler une pénible histoire d’héritage. Ses enfants ont grandi : Angélina abandonne ses études pour aider sa mère et permettre à sa sœur Bénédicte de poursuivre les siennes. Elle occupe plusieurs emplois, se laisse tenter par une carrière de mannequin puis devient couturière pour le prestigieux magasin Eaton. Par ailleurs, depuis des mois, Mélina demeure sans nouvelles de Médard, le charmant livreur de pain avec qui elle avait noué des liens avant la guerre. Est-il mort sur le champ de bataille ou est-ce plutôt l’éloignement qui aura éteint la flamme de leur amour ? Malgré tout, la vaillante mère de famille continue de se débattre avec le quotidien, pour le bonheur des autres… 

Richard Gougeon : Le bonheur des autres - tome 2 : Le revenant - Les Éditeurs Réunis - 376 p. - 

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Site de l'auteur : http://richardgougeon.com/

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