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ISMÈNE TOUSSAINT

« LE PARACHUTISME, UN SPORT QUI NE MANQUE PAS D'AIR ! », PAR ISMÈNE TOUSSAINT, JOURNAL LA LIBERTÉ, FRANCE (1989)

                                                                   

                              LE PARACHUTISME, UN SPORT QUI NE MANQUE PAS D'AIR !

    PAR ISMÈNE TOUSSAINT, LA LIBERTÉ (1989)

Le sport, en Bretagne, semble souvent se résumer à la pratique de la planche, du char et de la voile… Pourtant, si l’on se donne la peine de lever le nez, l’on verra, par temps clair, une multitude de voiles d’une autre nature sillonner le ciel. Mal connu dans les Côtes-du-Nord (futur département des  Côtes d’Armor) – malgré la création récente d’un para-club à Saint-Brieuc – le parachutisme compte néanmoins près de mille adeptes inscrits au Centre-école de Parachutisme de Vannes-Meucon (département du Morbihan).

Très souvent,  on associe également le parachutisme à une activité militaire, alors qu’il en existe une autre forme, beaucoup plus sportive, utilisant un matériel sophistiqué et des parachutes variés.

UN SPORT À MULTIPLES FACETTES

Sanctionnée par des niveaux fédéraux, la progression s’effectue du saut en ouverture automatique jusqu’au B1 (brevet de parachutiste techniquement adulte), en passant par les sauts en ouverture commandée ou chute libre et les figures. Puis viennent les spécialités et le brevet  décerné pour la participation aux meetings. Actuellement, le parachutisme connaît une grande évolution grâce aux nouvelles  techniques importées des États-Unis : saut en tandem (instructeur plus néophyte), saut PAC ou progression accélérée en chute.

Au nombre des spécialités, on trouve : le vol relatif (en chute libre, les parachutistes se rejoignent et décrivent des figures), la voile-contact ou canopy contact (exercices collectifs effectués sous voile), la voltige (loopings, saltos, etc. en individuel) et la précision d’atterrissage (sauts sur un « carreau » de 5 cm de diamètre).

« FAIRE L’AMOUR AVEC L’AIR »

Ces différentes spécialités peuvent bien-entendu mener à la compétition mais pour ceux qui la refusent, le parachutisme demeure avant tout « un loisir et un plaisir » (Barthélemy Toussaint, interviewé). Tous les pratiquants s’accordent pour dire que la chute libre constitue un des exercices les plus excitants : « Quand on a coupé le cordon ombilical, on éprouve un une immense sensation de bien-être. On est séparé du reste du monde et on a même parfois l’impression de faire l’amour avec l’air. De plus, les images que l’on ramène de la descente sont inoubliables. »

Naguère classé parmi les sports dangereux, le parachutisme est considéré aujourd’hui comme une discipline « à risques calculés » - les accidents demeurent relativement rares. Il n’exige aucune qualité particulière, sinon une bonne santé (visite médicale obligatoire) et constitue une excellente école de maîtrise de soi, une fois l’appréhension du vide surmontée.

Renseignements et inscriptions au Centre-école de Parachutisme sportif de la Ligue de Bretagne, aérodrome de Vannes-Meucon, 56250 Elven. Tel : 02 97 60 78 69 (premier centre en France utilisant depuis deux ans des ailes dès le premier saut) ou au Para-club briochin : Barthélemy Toussaint [...]

Article paru le 2 septembre 1989 dans La Liberté, Saint-Brieuc, France.

 

 

 

© Ismène Toussaint


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